FAQ

Qu’est ce qu’une radio associative de catégorie A ?

Une radio de catégorie A appartient à la nomenclature des services de Radiophonie définie par le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel). Le CSA est l’organisme en France qui attribue le droit d’exploiter les fréquences hertziennes. Les radios de catégorie A sont ainsi définies comme des “services de radio associatifs accomplissant une mission de communication sociale de proximité et dont les ressources commerciales provenant de la publicité de marque ou du parrainage sont inférieures à 20 % de leur chiffre d’affaires total”.

En attribuant des fréquences à des radios associatives, le CSA veille à ce que celles-ci participent à “favoriser les échanges entre les groupes sociaux et culturels, l’expression des différents courants socioculturels, le soutien au développement local, la protection de l’environnement ou la lutte contre l’exclusion”.

Le caractère “Associatif” et “non-commerciale” de ces radios, à la différence des radio commerciales et de réseau, est le moyen de garantir un programme de communication sociale aux auditeurs du territoire. Associative parce qu’une telle radio n’est pas assujettis à des logiques commerciales ni dans son éditorial, ni dans sa programmation musicale et peut donc offrir des programmes alternatifs aux médias dominants qui ont tendance à passer la même musique et à traiter l’information de la même façon. Afin de garantir les objectifs assignés par le CSA aux radios associatives de catégorie A et de permettre un fonctionnement économique viable, le Ministère de la Culture et de la Communication gère un Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER) qu’il attribue à chaque radio A, chaque année, selon leurs ressources et selon le bon exercice de leurs missions.

Pourquoi une radio ?

Au premier regard, la radio est anachronique tant les nouveaux moyens de communication et la dissémination des sources d’information peuvent la faire apparaître comme un objet en désuétude. Les radios associatives nous rappellent au bon souvenir du début des années 1980, folles années de la démocratisation de la radio qui marquait la fin du monopole d’Etat sur l’Audiovisuel (avec l’ORTF). La mythologie des “radios libres” a laissé sa marque dans les pratiques d’écoute et la culture radiophonique des Français.
En diffusant largement notre projet radiophonique, nous avons rencontré un grand enthousiasme qui révèle un grand désir de « radio locale” qui soit le garant d’une information de qualité et une alternative aux formats radiophoniques des grands groupes. En dépit d’une apparente offre médiatique démultipliée, c’est bien souvent à travers les médias locaux que les différentes facettes de la société sont le mieux exprimées. Construire une radio locale qui s’appuie sur l’information, du reportage, du documentaire, des magazines, des émissions nourrissant des débats, à l’ère du digital et de la profonde capacité de réactivité qu’il offre, voilà un beau défi à relever en un temps ou les termes de démocratie participative et collaborative résonnent comme autant de promesses.

Selon un sondage BVA réalisé pour le Conseil Supérieur de l’audiovisuel en 2016, la radio est un média plébiscité par les Français. Avec une note moyenne de satisfaction d’environ 7/10 pour la radio contre 5,50 pour le petit écran, le sondage confirme l’enquête.

Médiamétrie rappelle que 43 millions de personnes sont des auditeurs assidus.
La notoriété de la télévision s’est affaiblie avec les nombreuses émissions de télé-réalité et la multiplication des programmes sensationnalistes alors que la radio fait preuve selon le sondage, d’une grande capacité à informer. 
Si le CSA traduit cette réponse par ‘un niveau d’exigence moins élevé à l’égard de la qualité des programmes […] en raison d’une posture d’écoute moins captive’, le sondage sera assurément renouvelé.

La radio a encore de beaux jours devant elle !

Pourquoi une radio associative de proximité dans le Pays de Lorient ?

75% des radios privées émettant à Lorient sont des radios de catégorie C, D ou E et ont donc des vocations nationales. Si le CSA a décidé d’accepter notre candidature comme service de radio associative, c’est bien pour répondre à un plus juste équilibre entre les réseaux nationaux de radiodiffusion et les services locaux ou régionaux. Conformément aux principes fondamentaux de la loi du 30 septembre 1986 qui permettent d’assurer l’équilibre du paysage radiophonique, allouer une nouvelles fréquence à une radio associative de catégorie A permet de mieux respecter le pluralisme et la diversité des opérateurs et des programmes. La présence de radios associatives sur la bande de fréquence de la zone de Lorient et de son agglomération était déficitaire et ne correspondait pas à l’ouverture de fréquences aux radios associatives mise en place depuis 1981 sur le territoire nationale.
La candidature que nous avons proposée au CSA pour assurer le rôle d’une radio associative sur la zone de Lorient partait du constat qu’un vide radiophonique existait sur notre territoire : avec la fermeture de M Radio il y a 10 ans, la pluralité des types de médias n’étaient plus ici représentée.
De proximité pour le Pays de Lorient ? Parce que le territoire, de par sa position géographique n’est pas réellement valorisé par le service publique radiophonique, France Bleu Breizh Izel à Quimper, et France Bleu Armorique à Rennes. Parce que Tebesud, la chaîne locale de télévision est un média départemental et non un média local.

Pourquoi dans le Pays de Lorient ? Parce que notre territoire le mérite, tant il a des choses à dire, à valoriser, a faire comprendre aux 250 000 habitants qui le compose. Radio Balises sera la radio citoyenne de proximité du Pays de Lorient. Elle émettra dans un rayon qui couvrira prioritairement les 25 communes qui composent l’agglomération de Lorient, et rayonnera au delà sur le pays de Quimperlé et la zone Blavet Océan. Cette diversité géographique, d’activités et de modes de vie est un élément capital de notre ligne éditoriale : cette radio doit parler à tous et n’exclure personne. Ce sera une radio de la ville et des champs, de la mer et de la terre.

Pourquoi une radio hertzienne et pas une web radio ?

Parce qu’une web radio n’aura jamais la même audience qu’une radio Hertzienne. Une radio hertzienne est captée facilement dans sa voiture, au bureau, chez soi. Un poste de radio suffit, pas besoin de liaison internet ou mobile. Une radio Hertzienne , si elle plaît à l’auditeur reste en présélection sur le tuner de l’auditeur, elle le fidélise dans la durée et elle offre une qualité constante d’écoute.

Pourquoi une radio analogique en Fm et pas une radio numérique ?

Parce que la radio numérique terrestre en France n’en n’est qu’a ses balbutiements, qu’elle va imposer un changement complet du parc de matériel d’écoute. Parce qu’une radio analogique est aujourd’hui prioritaire pour obtenir une fréquence numérique quand elles seront proposées par le CSA sur le territoire.

Pourquoi est il nécessaire d’avoir des salariés dans une radio associative ?

Parce qu’une telle radio pour fonctionner fait appel en majeure partie à des bénévoles et que ces bénévoles doivent être encadrés sérieusement pour obtenir une qualité technique et éditoriale des émissions, pour organiser une grille d’antenne attractive, pour assurer la diffusion constante de la radio, pour responsabiliser une équipe de professionnel garante de la déontologie et de la tenue de l’antenne, et des relation avec les différents partenaires de la radio

Est ce que c’est cher une radio associative ?

Une radio associative, c’est 10 fois moins cher qu’une télévision locale. Beaucoup moins d’investissement au niveau technique et beaucoup moins de charges de fonctionnement

Une radio associative, est ce efficace pour parler d’un territoire ?

Oui, la radio est un média souple : Il suffit d’un micro, d’un enregistreur ou d’un petit studio mobile pour relayer l’information du territoire en studio, en reportage, ou en plateau mobile. La parole est directe, le montage est simplifié et avec une grande équipe de bénévoles il est possible chaque semaine de traiter bien plus de sujets, de thématiques que dans une chaîne de télévision, plus lourde techniquement dans la production.

Une radio associative , est-ce sérieux , est-ce professionnel ?

Les plus anciens ont en tête l’aventure des radio libres au début des années 80, avec leur lot d’improvisations, de tenue aléatoire de l’antenne. Les temps ont bien changé. Ces radios vécurent quelques printemps avant de sombrer dans le « tout musique » ou d’être digérées par de « grands groupes ». Les radio associatives qui sont encore en vie aujourd’hui ont toutes adopté une logique professionnelle avec des équipes salariées pour encadrer l’Antenne, la Technique et la Rédaction et une véritable formation de leurs forces bénévoles aux métiers de l’antenne.

Elles n’ont d’associative que leur type, et viennent rivaliser en qualité éditoriale et musicales avec les radios privées. Les radio associatives passent une convention avec le CSA à la fois technique, pour assurer une diffusion de qualité, et éditoriale avec l’obligation de respecter les règles fondamentales de la déontologie journalistiques, et de prise d’antenne à destination d’une population.

De par ses modes de financement, notamment auprès des collectivités territoriales, une radio associative a aujourd’hui le devoir de maîtriser son antenne et d’entretenir avec ses
partenaires des relations à la fois bienveillantes et indépendantes.

Qui sommes nous ?

Journalistes, techniciens, formateurs, programmateurs musicaux, professionnels de l’événementiel et passionnés de radio, Radio Balises réunit à ce jour des professionnels des médias qui ont a cœur de construire une radio qui puissent remplir des missions de communication pour les acteurs locaux et de devenir un véritable porte-parole pour les initiatives et les dynamiques de notre territoire.
Elle ouvre aussi grand ses portes aux émissions de bénévoles, sous le signe de la liberté d’expression et de la diversité mais aussi sous le signe de l’exigence éditoriale et de la qualité technique.