Fille d’un couple d’anarchistes espagnols, Azucena est née en 1934 à Bilbao au moment de la grève insurrectionnelle menée par les ouvriers des bassins miniers des Asturies et de Sestao où vivait sa famille. Ses premières années ont été marquées par les engagements de son père et de sa mère mais comme elle nous le dira « ça m’a endurci » et cela a sans aucun doute contribué à forger une vie d’engagement.
A 8 mois, elle fut la plus jeune prisonnière en Espagne avec sa maman alors que son père recherché était en cavale. Puis ce fut le camp d’Argelès à même la plage dans des trous de sable. Ensuite le camp de Rivesaltes ouvert par la France pour mettre à l’écart ceux qui étaient appelés les indésirables espagnols, tsiganes, juifs européens.
Apatride jusqu’en 1972, Azucena a malgré tout construit sa vie professionnelle passant par Paris, la Haute-Savoie, les USA, la Savoie. Parallèlement, elle a suivi le chemin de ses engagements libertaires au travers d’une multitude d’associations.
A la retraite d’abord dans le Vaucluse jusqu’à ce qu’elle « tombe » à Lorient en 2016, elle n’a cessé de poursuivre son projet. Celui de construire ensemble hommes et femmes un projet de Libération. « On n’y va pas très vite en ce moment et il y a beaucoup de causes pour lesquelles il faut s’investir » nous dit-elle dans un souffle à la fin de son récit que nous vous proposons d’écouter.
Et, comme chaque mois, Michel nous présentera la programmation de nos 3 cinés de la rive gauche pour février 2026 (à partir de 44’44”).
Les pauses musicales de l’émission dans l’ordre :
”Cancion Sin Verano” interprété par Miguel Angel Estrella au piano, basé sur un poème de Julio Cortázar et une musique de Tata Cedrón
” Amis, dessous la cendre” de Serge Utgé-Royo

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