Le jour d’après … Et si on arrêtait avec le mot “continuité”. Car de continuité il n’y aura pas. Les enseignants ont réussi à garder le contact avec la plupart des élèves. Tant mieux, c’est des fois le seul lien social qui reste aux enfants. Les enfants ont retrouvé un temps leurs frères et sœurs, leur sparents mais pas forcément au mieux de leur forme, sur une figure imposée, croisée avec un télétravail alléatoire, le partage de la salle de bains, du réseau internet, des espaces de vie, les expeditions nourriture et tout ça avec le challenging de la productivité. Non, productivité, il n’en est pas question. Chacun fait au mieux avec cet upercut et cette sommation à ne pas bouger.

Ce confinement est dramatique, la France d’en haut, réduite à quelques individus, est trop déconnectée, ne met pas dans la balance la profonde mutation de chaque individu. Ou plutôt , si je le crains, elle travaille la peur et le contrôle avant de se présenter en sauveur. Ne pas voir naître son enfant, ne pas enterrer ses proches, ne pas vivre pareillement une même situation d’isolement, tout est fait pour casser les individus.

Quand je demande à mes enfants quels contacts ils ont avec leurs amis, la réponse est bien triste : nous ne vivons rien, qu’aurions nous à nous raconter ? Alors ils tournent en boucle quotidienne les anecdotes des stars d’Internet qui font contre mauvaise fortune bon cœur et apporte un peu de joie artificielle.

Incertitude sur la rentrée étudiante pour les élèves de terminale, incertitude sur le travail et la vie de leurs parents.

Se projeter au-delà de ces quelques mois, trouver les personnes qui vont refuser de renflouer ce système moribond, échanger avec eux, refléchir aux solutions de masse pour inventer une économie durable avant que l’extermination du vivant ne nous impose des vies pitoyables bien au-delà de ces jours presque bénis de coronavirus.

Prenons le temps de nous réveillez, mais réveillons nous avant de devenir idiots.

 

DIY : Attention, ne reproduisez pas ceci chez vous, ce n’est pas dans la liste officielle autorisée par notre gouvernement.
Choisissez un endroit bien à la vue de vos voisins. En bas d’un immeuble, sur la rue. Tracez au sol un carré de trois à quatre mètres de côté, Comptez 4 pas, ça sera parfait. Puis à chaque angle, dessinez un cercle d’un mètre de diameter maximum. Au centre du carré, inscrivez ceci : espace de rencontre protégé. Voilà, chacun peut venir avec sa chaise et son verre pour un temps maxi d’une heure. Ne pas se presenter quand le carré est complet, attendre son tour bien à distance, le mieux étant de rentrer chez vous et de revenir.
Si cela est autorisé ? Bien sûr que non, nous sommes contraints à la désolation. Donc faites attention, gardez un masque pour montrer votre bonne volonté si vous êtes comme moi strictement confiné donc forcément pas contagieux.
Ah le bon temps ou quand un bébé avait la varicelle, on s’empressait de propager le virus à tous les autres bébés pour passer à autre chose.

 

Musique :
Les Berruriers Noirs – Le Salut des Beru
Bill Withers – Ain’t No Sunshine . RIP, bonne route dans les étoiles.
Chapelier fou – Cyclope & Othello
Les Pires – Sova
The Do – Dust It Off
Cedric Burnside – We Made It

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