Billboard : 1971-Première Partie

En 1971, David Bowie nous propulse dans l’espace, George Harrison nous fait regarder vers le Bangladesh, Joni Mitchell et Carol King nous font encore plus aimer les femmes.

2 ans après l’euphorie lunaire, pourquoi n’irions-nous pas sur Mars ? David Bowie semble y songer avec « Life on Mars », une sorte de « My Way » en beaucoup mieux et qui sort cette année-là sur son 4èmealbum « Hunky Dory ». « Life on Mars » raconte l’histoire d’une fille qui se rend au cinéma après une dispute avec ses parents. A la fin du film, il est écrit : « existe-t-il une forme de vie sur Mars ? ». Cela tombe bien : au même moment la sonde américaine Mariner 9 se place en orbite autour de la planète rouge. Elle va collecter plus de 7000 clichés jusqu’à la fin de sa mission et n’explosera qu’en 2022, quand elle rentrera dans l’atmosphère martienne ! De son côté L’URSS, vexée ne pas avoir été sur la lune, lance la 1ère station occupée par un équipage humain : Saliout-1.  Malheureusement les 3 astronautes qui occupent la station ne rentreront pas vivant, suite à un accident de pressurisation. De là-haut, ont-ils trouvé plus facilement l’escalier vers le Paradis ? « Stairway to Heaven », sort en 1971 sur le 4èmealbum du groupe britannique Led Zeppelin. « Led Zeppelin IV » se vendra dans le monde à plus 37 millions d’exemplaire, rien que ça ! « Non mais écoute-moi ce solo de Jimmy Page ! Et cette mélodie incroyable ! Et ces paroles de Robert Plant ! ». Voilà ce qui se dit depuis 48 ans dans de nombreuses chambres d’ados mélomanes… D’ailleurs, rien que 20 ans plus tard, la génération des Metallica, Aerosmith, et autres Guns and roses ne cesseront de tenter d’arriver à la cheville de leurs idoles…

En parlant de guitariste et d’idole, en 1971, George Harrison est très heureux de ne plus être un Beatles et de pouvoir enfin s’exprimer pleinement. Il faut dire que John et Paul ne lui avait pas laissés beaucoup de place. Emu par la situation catastrophique au Bangladesh, nouveau pays miné par la guerre civile et les évènements climatiques, le « quiet one » organise un grand concert de soutien, le premier du genre, bien avant les lives aids des années 80. Au Madison Square Garden de New York, avec quelques copains musiciens pas trop mauvais (Éric Clapton, Bob Dylan, Billy Preston, Leon Russel, Ringo Starr, et le joueur de sitar indien Ravi Shankar !) il interprète un « While my guitar gently weeps » qui n’a presque rien à envier à celui de l’album blanc de 1968.

Pendant ce temps en France, 343 femmes courageuses signent une pétition pour demander le droit à l’IVG, en déclarant y avoir eu recours. Courageuse? Oui car ces signataires risquaient gros :  Ce qui est devenu un droit en 1974 avec la loi Veil, est encore en 1971 très sévèrement réprimé par la justice.

Courage donc … Mais aussi douceur et intelligence… On y est avec l’américaine Joni Mitchell qui sort cette année-là l’album « Blue » et le très beau titre « River « . On y est aussi avec Carol King qui,  en duo avec Gerry Goffin, était déjà entré au panthéon de la pop dans les années 60. Elle signe son grand retour en 1971 avec « Tapestry », album magnifique que l’on vous conseille tous !

 

 

 

Titres musicaux :

  • David Bowie : « Life on Mars »
  • Led zeppelin : « Stairway to heaven »
  • George Harrison « While my Guitar gently weeps- Concert for Bangladesh »
  • John Lennon « Imagine »
  • Johnny Mitchell « River »
  • Carol King «It’s too late»
  • Gil Scott Heron «The revolution will not be televised»
  • Isaac Hayes : «Theme from Shaft»
  • America : «Horse with no name»
  • Marvin Gaye :«What’s going on?

 

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