Jazz/Rock psychédélique (Partie 2)

La semaine dernière, nous avons consacré notre émission à l’histoire du jazz/rock psychédélique afin d’ouvrir nos âmes et nos consciences ! Pour profiter au mieux de ce deuxième chapitre sur l’histoire de cette période psyché , la Note blanche va se consacrer à l’univers de la guitare jazz/rock, notamment aux puissants délires de Frank Zappa  et de Jim Morrison !

Cependant, dans un premier temps, pour comprendre le rôle du rock dans le mouvement psychédélique, nous retournerons aux origines du rôle de la guitare jazz ! Le rôle de la guitare dans le jazz a énormément changé depuis les orchestres de la Nouvelle-Orléans. Quand le nombre de musiciens des ensembles a explosé à la fin des années 20, il est devenu difficile aux guitaristes de se faire entendre. Par conséquent, la solution fut de passer de la guitare acoustique à la guitare électrique ! En effet, depuis des générations, des guitaristes ont repoussé les limites du répertoire de leur instrument. Nous entamerons cette première partie de l’émission avec l’énergie volcanique du guitariste rock de Sonny Sharrock avec le morceau «Many Mansions » extrait de l’album « Ask the Ages » sorti en 1991 sur le label Axiom !

 

 

Suite à l’étude des origines de la guitare jazz/rock, la deuxième partie sera exclusivement dédiée au génie du rock psychédélique, Frank Zappa ! Souvenez-vous de la partie de l’histoire du jazz/rock psychédélique. Nous avions nos oreilles s’étaient déjà penchées sur le morceau démentiel « Muffin’ Man » !
Pour la petite histoire, Frank Zappa est un guitariste, auteur-compositeur-interprète, producteur, satiriste et réalisateur américain. De plus, le musicien explore différents genres musicaux très distincts comme le rock, le jazz, la musique classique et la musique concrète. La musique de Zappa est teintée d’expérimentation qui puise dans de multiples styles musicaux et s’avèrent difficile à classifier !  Sous le couvert de sons psychédéliques totalement surréalistes, humoristiques et délurés, Zappa impose ses propres couleurs au monde de la musique, ce qui le rend unique à tous les points de vue.Tout au long de sa carrière, Zappa a sorti plus de soixante albums qu’il a enregistrés avec le groupe Mothers of Invention, et pour une bonne partie, sous son propre nom. Dans sa jeunesse, il développa un vif intérêt pour les compositeurs classiques du XXe siècle comme Edgard Varèse, Igor Stravinsky ou encore Anon Webern. Il se pencha également sur le rhythm and blues des années 50. Par conséquent, Zappa s’est essayé à la composition de musique classique au lycée tout en jouant de la batterie dans des groupes de rhythm and blues. Puis, il s’est finalement orienté vers la guitare qui est resté son instrument de prédilection pendant une grande partie de sa carrière. Pour résumé, Frank Zappa s’est ouvert à diverses influences musicales.

Nous poursuivrons avec un autre artiste emblématique du genre psychédélique des années 60/70. Cet artiste a su ouvrir les portes de perception en musique grâce à son talent indéniable : Jim Morrison ! Tout d’abord, je reviendrai, comme d’habitude, sur sa biographie.
Jim Morrison, né James Douglas Morrison le 8 décembre 1943 à Melbourne (Floride) aux États-Unis, et mort le 3 juillet 1971 à Paris, en France est un chanteur et poète américain, cofondateur du groupe de rock américain The Doors, dont il fut membre de 1965 à sa mort. Considéré comme un sex-symbol provocant au comportement volontairement excessif, devenu une véritable idole du rock, mais aussi intellectuel engagé dans le mouvement du protest song, en particulier contre la guerre du Viêt Nam. Cependant, ce dernier ne revendiquait toutefois aucune idée politique. Avec sa voix teinté par le blues, le chanteur était fortement par attiré par le chamanisme. Oon lui attribua une réputation de « poète maudit » à cause de sa mort prématurée, à Paris, dans des circonstances mal élucidées. Cette tragédie le transforma en légende, notamment fondatrice de ce qui est connu sous le nom de Club des 27. Et oui, jimi hendrix est mort à 27 ans ainsi que Janis Joplin. Le culte que lui vouent ses fans éclipse cependant une œuvre poétique d’une grande richesse que Morrison lui-même a pu considérer comme sa principale activité. Morrison commence à écrire des chansons, dont plusieurs figurent sur les trois premiers albums de The Doors. Un jour qu’il se promène sur la plage de Venice Beach, il croise Ray Manzarek, qui était lui aussi fraîchement diplômé en cinéma. Les deux anciens élèves de l’UCLA discutent,et en viennent à parler musique. Ray Manzarek qui joue de l’orgue dans un groupe de rock, demande à Morrison de lui chanter une de ses compositions. Morrison aurait alors chanté « Moonlight Drive », un titre qui figurera sur Strange Days, le deuxième disque des Doors.

Immédiatement séduit par l’intensité lyrique des paroles, Ray Manzarek se serait exclamé : « Hey, man, let’s form a rock band and make a million dollars ! » (« Eh, mec, formons un groupe de rock et gagnons un million de dollars ! »).  Jim Morrison propose alors immédiatement le nom de « The Doors », en le justifiant de cette façon : « Il y a le connu. Il y a l’inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c’est ça que je veux être ». Il fait ainsi référence au livre de Aldous Huxley, « Les Portes de la perception », titre lui-même tiré d’une citation de William Blake : « If the doors of perception were cleansed everything/would appear to man as it is – infinite. » (« Si les portes de la perception étaient nettoyées toute chose/apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est – infinie. », tiré de « The Marriage of Heaven and Hell », W. Blake).

Ces définitions donnés par Jim Morrison éclairent, par conséquent, la première partie de notre émission consacrée à la musique psychédélique ! Souvenez-vous,  le psychédélisme anglais, dont le cœur est le quartier Carnaby Street à Londres, se révélait plutôt pop et surtout plus empreint d’un onirisme inspiré des contes de Lewis Carroll comme Alice aux pays des merveilles par exemple ou de l’imaginaire métaphorique de William Blake, d’Aldous Huxley avec Les Portes de la perception . De plus, L’origine du mot « psyché » provient et prend un véritable sens grâce à une correspondance entre le psychiatre H. Osmond et le fameux écrivain A . Huxley dont Jim Morrison s’inspirait.

Enfin, sachez  que si je vous renvoie vers l’époque du psychédélisme, c’est bien parce-que tous ces artistes se sont énormément inspirés de la musique afro-américaine, dont le blues et le rythm and blues. D’ailleurs, si nous prêtons attention au chant de Jim Morrison, nous remarquons que sa voix est pratiquement celle d’un véritable bluesman ! La musique afro-américaine a provoqué une véritable révolution dans la musique jazz et rock. C’est un fait irrévocable ! Donc, si la Note blanche revient sur des styles différents et variés en matière de musique, c’est bien pour vous faire comprendre l’importance de l’influence des plus grands jazzmen …

Ouvrez les portes de la perception dans la Note blanche !

Playlist : 

  • Générique : « Musicawa silt» The Daktaris
  • Titre 1 :Sonny Sharrock « Many mansions » (9’31)
  • Mixe/Montage Frank Zappa « La Note blanche » : 1)« Dirty love » ,2) « Montana » 3)« What’s the ugliest part of you »,4)« Lonely Littlle girl »5)« Absolutely free « 6)« Black Napkins »(17’54)
  • Mixe 2 : The Doors 1)« Riders of the storm », 2)« Strange days »,3)« People are strange » , 4))« The Changeling »,5)« You’re lost little girl »  6) Light my fire (29’14)
  • Générique de fin :  « Light my fire »The Doors (03’09)

Retrouvez la Note blanche sur son blog officiel:https://noteblanche.blogspot.com/2019/07/jazzrock-psychedelique-partie-2.html

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