La Note blanche revient sur les ondes pour une nouvelle fois vous faire vibrer …

Pour cette émission, nous étudierons et écouterons de près le troisième courant du jazz qui relie le jazz et la musique classique ! Tout d’abord, sachez qu’en 1957, l’auteur compositeur, chef-orchestre et professeur Gunther Schuller inventa le terme de « troisième courant » pour désigner une musique aux confluents de la musique classique et du jazz. Il précisa que ce style était bel et bien un genre musical séparé, et non du jazz teinté de classique ou vice versa. Quelques compositeurs de classique avaient auparavant inventé des hybrides musicaux du même type. Bartók, par exemple, agrémentait ses compositions classiques d’éléments du folklore musical hongrois. Par conséquent, le « troisième courant » marie le rythme et l’improvisation du jazz à une instrumentation et des formes musicales classiques. Certains compositeurs de musique contemporaine, comme Georges Gershwin, Darius Milhaud et Igor Stravinski, avaient déjà utilisé des éléments issus du jazz et de la musique afro-américaine. Les musiciens de l’avant-garde leur rendirent la pareille en se servant de formes classiques pour composer des morceaux de jazz, une tradition musicale qui s’était appuyée jusqu’alors sur le blues et la musique de variété. Dans les sections musicales à suivre, je pencherai vos esgourdes sur trois pionniers du « troisième courant ».

La première partie portera sur la musique de Dave Brubeck. Pianiste et compositeur, Dave Brubeck marqua les années cinquante et influença les musiciens du « troisième courant » dans les années soixante. Il avait un penchant pour la fugue qui repose, soit dit en passant, sur le principe de l’imitation dans le classique. Il étudia cette dernière avec le compositeur Darius Milhaud. Brubeck est toujours resté présent sur la scène jazz de nos jours, et continue à mêler jazz et classique en jouant souvent avec des orchestres symphoniques. Dans les années soixante, les compositeurs de jazz franchirent la ligne qui séparait le jazz et la musique classique. C’est ainsi que Brubeck composa le titre « Chromatic Fantasy Orchestra » qui est une sonate, c’est-à-dire un un morceau de trois ou quatre mouvements. Et celle-ci s’inspire des mélodies de la « Fantaisie chromatique et fugue » de Jean-Sébastien Bach. Elle fut jouée ensuite par des ensembles classique, notamment par le Quatuor Brodsky. Cependant, ses rythmiques et ses mélodies rappellent bel et bien la spontanéité propre au jazz.

La Note blanche vous souhaite une bon voyage vers la musique de Dave Brubeck …

Playlist:

  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 : Dave Brubeck 1)« Take Five » 2)« Blue rondo à la turk » 3)« Three to get ready » (16’98)
  • Mixe 2 : Charles Mingus 1)« The Black Saint and Th Sinner lady » (06’38)
  • Mixe 3 : Charles Mingus 1)«Taurus in the Arena of life » (04 ’17)
  • Mixe 4 : The Modern Jazz Quartet 1) « Django » (07’05)
  • Mixe 5 : Bill Evans 1) « My Foolish heart » 2) « Dream Gyspsy » (08’86)
  • Mixe 6 : Cecil Taylor 1) « African Violets » (05’00)
    Générique : « Musicawi » The Daktaris

Pour plus d’infos sur l’émission, rendez-vous sur me site officiel de la Note blanche: https://lanoteblanche.wordpress.com/2020/11/07/entre-le-jazz-et-le-classique/

Un commentaire

Laissez un commentaire