« L’Histoire de la musique funk » (Partie 3)

La Note Blanche revient pour entamer le troisième et dernier chapitre sur l’histoire de la musique funk …

La semaine dernière, nous nous sommes consacrés au groupe P-Funk appelé les Parliament Funkadelic ! De plus, souvenez vous, lors de nos deux épisodes sur la Motown, nous avions aussi eu le plaisir d’écouter deux des plus grandes figures du funk : Stevie Wonder et Marvin Gaye! Par conséquent, sachez que ces derniers ont influencé de nombreux musiciens qui ont eux mêmes donnés leur propre magie au style du funk. Des groupes fondés à la fin des années 60, comme Kool & The Gang ou encore Earth, Wind and Fire, connaissent alors un succès considérable ! C’est avec ces deux groupes que je vais débuter cette nouvelle session musicale dans ce deuxième chapitre consacré à la musique funk …

Ensuite, nous effectuerons un léger retour en arrière dans le monde du funk car nous pencherons l’oreille sur le grand et talentueux mister Otis Redding ! Sachant tout de même que celui-ci est un incontournable de la soul music ! Après avoir été batteur dans un gospel durant sa jeunesse, Otis Redding commença réellement sa carrière auprès du guitariste virtuose Johnny Jenkins. L’association avec ce guitariste permet à Otis de rencontrer son agent Phil Walden. Le chanteur parvient à convaincre la maison de disques grâce à la ballade soul These Arms of Mine, qui permettra au chanteur d’exprimer le trémolo de sa voix avec excès et bien sûr avec succès ! Avec le morceau Mr.Pitful,les choses changent pour Otis. Le titre lui permet en effet de rentrer dans le Top 10 des chansons de rhythm & blues. Selon la légende, Otis l’a surnommé Mr.Pitiful à cause de sa voix mélancolique qui aurait créé cette chanson en quelques minutes avec l’aide de son arrangeur Steve Crooper. En 1965, l’album « Otis Blue » est le plus complet du chanteur car celui-ci comprend le titre Respect qui devint un succès fulgurant grâce à Aretha Franklin, ainsi que Ole Man Trouble et de nombreuses reprises comme Satisfaction des Rolling Stones, ou encore Down in the valley de Solomon Burke ! Suite à une opération de la gorge, Redding peut à nouveau rechanter. Au mélancolique Fa-fa-fa-fa-fa, qui symbolise les années « Pitiful »Otis donne un mélange de genres étonnant qui voulait reprendre beaucoup de ses chansons en accélérant les ballades et en bridant ses chansons endiablées. Malheureusement, il n’en aura pas le temps car le 10 décembre 1967, l’avion personnel d’Otis Redding s’écrase dans un lac du Wisconsin. De nombreux tubes sortiront après sa mort, comme Match Game et bien sûr (Sittin’on) The Dock of the Bay. Si cette chanson est aujourd’hui celle que le grand public associe le plus volontiers au nom d’Otis Redding, ce n’est pas seulement à cause de la mort tragique de l’auteur survenue quelques jours après son enregistrement. Mais pour beaucoup, il s’agit d’un virage pop qu’aurait pu prendre la carrière de l’artiste au sommet de sa gloire !

Playlist :

  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 : « Jungle Boogie » et « Tonight’s the Night »,de  Kool & The Gang / « New World Symphony », « African Power » et « Sun Goddess », d’ Earth, Wind & Fire  (22’17)
  • Mixe 2 : Otis Redding : 1)«Otis, Intro »2)« Try a little tenderness »3)« Mr Pitiful » 4) « Respect » 5)« I can’t get no satisfaction »6)« Stand by me » 7)« Hard to handle ! »(23’01)
  • Mixe 3 : « Respect » d’ Aretha Franklin « I’ll say it again » de  Linda Tillery et « Things got to get better » de  Marva Whitney (10’27)
  • Générique : « Things got to get better » de  Marva Whitney

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