À Mogadiscio, la nuit, au milieu des ruines d’un stade criblé par les balles, Samia courait. Elle courait pour exister. Elle avait cette incroyable capacité de ne pas sentir la poudre, pour ne se concentrer que sur la ligne d’arrivée. Contre le silence que les fondamentalistes voulaient imposer aux femmes, elle courait pour que le monde sache que la guerre n’a jamais été une excuse pour renoncer à courir sous les couleurs de son drapeau.
Extrait de texte :
Ne me dis pas que tu as peur par Giuseppe Catozzella Publié par Editions du Seuil, 2014
Et pour la musique :
Maryam Saleh “El Fetra”
Dur-Dur Band “Dooyo”
K’Naan “Wavin’ Flag”
Sahra Halgan “Magool”

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