La Note blanche fait son grand retour sur les ondes de Radio Balises !

Histoire de se remettre en selle, et de se réchauffer un peu les oreilles, nous commencerons par danser sur le titre « Karma » chanté par le groupe Lady et sorti en 2013 sur le label Truth & soul Et suite à cela, nous grooverons toujours sur des voix féminines grâce au titre « What is Wrong with grooving » de letta Mbulu sorti en 1967 sur le label Random et le magnifique morceau « Sometimes I Feel like a Motherless child » interprété par la voix sublime Kathleen Emery, et réédité en 2006 sur le label Jazzman records ! Et pour finir cette session consacrée aux divas de la soul, vous vous laisserez doucemement bercer par la voix chaude et suave d’Irma Thomas et son morceau « Straight from the heart » sorti en 2004 sur le label EMI music!

Réchauffez vous en dansant mes chers auditeurs grâce à la Note blanche et ses divas de la soul !

Suite à ces voix délicieuses, je reviendrai un peu sur l’histoire de la musique jazz ! Pour commencer, le jazz a en quelque sorte reflété les évolutions de la société américaine. Au début des années 70, alors que les Etats-Unis étaient engagés dans un « conflit armé » au Viêt Nam et que les tensions raciales montaient dans le pays, des musiques d’origines ethniques élargirent le discours du jazz en y intégrant de nouvelles références aux musiques du monde, en d’autres termes, ce que l’on appellera plus tard, la world music. Par exemple, John Coltane imita au saxophone le son du sitar. Le sitar est un instrument semblable à la luth qui est très utilisé dans la musique indienne. Nous constatons également que c’est grâce à la musique africaine que se constitue le socle du jazz et que, dans les années 60, certains jazzmen renouèrent avec ces origines en utlisant des éléments africains dans leurs compositions. De plus, à cause de des tensions raciales aux Etats-Unis, et le mouvement des « Black Power », un groupe de jazzmen chercha à accomplir le jazz de ses formes techniques et traditionnelles afin de lui permettre d’exprimer un grand spectre d’émotions. Ce fut d’ailleurs le cas de Max Roach…

Le musicien Max Roach, de son vrai nom Maxwell Lemuell Roach, est un percusionniste, compositeur et batteur américain de jazz. Etant un des pionniers du be-bop, il aborda d’autres styles et fut ainsi considéré comme l’un des batteurs les plus important de l’histoire. Il travailla avec une multitude de musiciens de jazz dont, Coleman Hawkins, Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Miles Davis, Duke Ellington, Charles Mingus, Sonny Rollins, etc ! Enfin Max Roach mena également ses propres formations et pris part au travers de son art, au mouvement des droits civiques des noirs américains. En 1963, après avoir contribué aux commémorations du centième anniversaire de la proclamation d’émancipation d’Abraham Lincoln, le batteur composa l’album « We Insist! Freedom Now Suite », dont les paroles furent écrites par Oscar Brown junior. Cet album est une marche vers la liberté. Max Roach utilise son talent musical au service de la cause afro-américaine.

Faites un pas de plus vers la liberté en musique grâce à la Note blanche !

 

Playlist : 

  • Générique : « Musicawa  » The Daktaris
  • 1 : « Karma  » Lady (4’01)
  • 2 : « What is Wrong with grooving » de letta Mbulu (2’53)
  • 3 : «  Sometimes I Feel like a Motherless child » de Kathleen Emery (3’59)
  • 4 : « Straight from the heart » d’Irma Thomas (2’27)
  • 5 : « All Africa »  Max Roach «  We Insist! Freedom Now Suite » (8’02)
  • 6 : « Obirin Africa » (3’42)
  • 7 : « Tobi Ilu » (5’57)
  • 8 : « Faithful Man » de Lee Fields & The Expressions (4’04)
  • 9 : « Bad girl » de Lee Moses (4’43)
  • 10 : « Jesus is waiting » d’Al Green (6’11)
  • 11 : « Great Big Bundle of love » de  Brenton Wood (2’06)
  • 12 : « Victim of love » de Charles Bradley (3’29)
  • Générique : « Musicawa  » The Daktaris

 

Retrouvez la Note blanche sur son blog officiel:https://noteblanche.blogspot.com/2019/11/all-africa-dans-la-note-blanche.html

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