Pour notre dernière émission, nous avions consacré notre temps à l’histoire du jazz/rock psychédélique afin d’ouvrir nos âmes et vos consciences … Pour profiter au mieux de ce deuxième chapitre sur l’histoire de cette période psyché , la Note blanche continuera sur cette lancée cosmique …

Dans un premier temps, revenons un peu sur l’histoire du psychédélisme. Pour ce qui est de l’étymologie l’origine du mot « psyché » provient et prend un véritable sens grâce à une correspondance entre le psychiatre H. Osmond et le fameux écrivain A . Huxley dont Jim Morrison s’inspirait. Du grec Psyché, âme et delein, visible, les deux hommes ont parlé d’un état qui rendrait « l’âme visible, manifeste ». De plus, Timothy Leary, écrivain, scientifique et psychologue, prônait l’utilisation scientifique des psychédéliques. Son célèbre slogan « Come together, join party » sera repris par les Beatles dans leur célèbre titre « Come together ».

En effet, son influence dans le monde du psychédélisme sera majeure puisque ce dernier a inspiré de nombreux talents comme John Lennon, Jimi Hendrix Are you experienced, l’écrivain Aldous Huxley, etc. Enfin, cet homme revendiquait l’expérience sensorielle, mystique et spirituelle, notamment par le biais du LSD, du voyage astral, de la méditation, etc. Ses méthodes controversées ont largement nourris le mouvement psyché et correspondent à l’état d’esprit recherché par les artistes.

Pour résumé, le psychédélisme cherche à provoquer un état physique et spirituel. Il illustre l’état d’esprit des années 60 avec la libération des droits, de la morale, les différents événements politiques à travers le monde, la guerre du Vietnam, etc! Enfin l’art pictural qui s’exprime surtout grâce aux affiches. Inspiré de l’Art nouveau, Le psychédélisme décrit un état de rêve éveillé obtenu grâce à des expériences hallucinogènes ce qui explique que les images psychédéliques renvoient aux hallucinations, à un paradis terrestre dans un monde de rêve. Ce mouvement mondial débouche sur une nouvelle philosophie de la vie : avec la recherche de la liberté, de spiritualité ou de l’amour… ! Mais entraîne aussi à la consommation de drogues comme moyen de libération. L’Art Psychédélique est agressif à première vue. Nous y trouvons des couleurs très vives, très contrastées, multicolores, discordantes et acidulées. Il est contemporain du Pop Art.

Revenons-en à la musique, au rock psychédélique et ses variantes. Le rock psychédélique débouche sur plusieurs écoles. En 1963, plusieurs musiciens formant les groupes Soft Machine, Gong, Caravan ou Hartfield and the North, s’inspirent des contes de Canterbury rédigés par Geoffrey Chaucer au 14ème siècle pour fonder leur propre genre musical en y incorporant des harmonies plus complexes au rock, des improvisations variées. Bien évidemment, nous commencerons en musique avec les ancêtres du genre : le groupe Caravan. La Note blanche vous proposera donc une première session qui sera d’abord consacrée aux groupes qui ont composé la première école du psychédélisme anglais : le Canterbury. Vous retrouverez dans les morceaux toutes les légendes du rock psychédélique, dont entre autre Robert Wyatt, Kevin Ayers, Brian Hopper, Hugh Hopper et Richard Sinclair.

Fermez les yeux et et ouvrez votre « psyché » vers d’autres contrées musicales dans la Note blanche …

Playlist:

  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe1: Caravan/Arzachel1) « Where but Caravan Would I ? » 2) « Garden of Earthly Delights » (11’41)
  • Mixe 2: PopolVuh/ElectricStorm 1)« Aguirre I » 2)« Your Hidden dreams » (12’11)
  • Mixe 3: CAN 1)« Halleluwah » (18’25)
  • Mixe 4: National Health « Dream wide awake » (8’47)
  • Générique final: « Musicawi » The Daktaris

Pour plus d’infos sur l’émission, rendez-vous sur le site officiel de la Note blanche: https://lanoteblanche.wordpress.com/2021/05/15/cosmic-music-partie-2/

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