La Note blanche revient sur les ondes de Radio Balises pour vous faire savourer mille délices en musique !

Pour cette deuxième émission de la saison, la Note Blanche a décidé de revenir un peu à ses classiques, c’est-à-dire aux sources du jazz rock et du rythme and blues ! Pour cela, il nous faudra comme d’habitude, un peu d’histoire !

Au cours des années 1960/1967, un musicien a dépassé tous les autres : John Coltrane. Au milieu de l’année 1967, le géant succombe à une imprévisible maladie. C’est la fin d’un homme et la fin d’une époque dont il fut le témoin exemplaire. Sans nier la nécessité, pour l’art contemporain, d’ébranler les conceptions rigides de l’ « unité » et de la clôture des œuvres, Coltrane n’ajoute pas sa croyance en la nécessité native de l’art musical quel qu’il soit ou bien d’être l’expression d’une cohérence, d’une marche vers l’achèvement qui est la figure imaginaire d’un monde autre et maîtrisé. Un monde irréel qui pourrait un jour inspirer le réel lui-même et qui dénoncerait la laideur. Sauf que Coltrane, lorsqu’il représente toutes ces caractéristiques, celui-ci détient le talent de dominer ce monde et surtout de le dépasser grâce à ses intentions esthétiques. John Coltane a beaucoup fréquenté les musiciens du free-jazz et lui est arriver de s’associer aux plus grands d’entre eux comme Eric Dolphy, Ornett Coleman, qui restent ses aînés. Puis ils retrouvent Cecil Taylor, Albert Ayer ou encore Archie Shepp et Pharoah Sanders. En gros, tous les représentants de la musique nouvelle.

Suite à cette brève historique, je mettrai tout cela en musique en écoutant des morceaux d’ un des plus grands génie du jazz, John Coltrane. En premiers titres, nous entendrons : « Blue train » et « Lazy Bird ». Ces titres proviennent de l’album « Blue train », enregistré en 1957 par Rudy Van Gelder sur le label Blue Note. C’est un des albums les plus populaires car il est considéré comme étant son véritable album solo. Alors qu’il est au sommet de sa carrière, pour cet album, Coltrane s’affranchit de ses aînés. De plus, alors que « Giant Steps » provoquera deux ans plus tard une cassure, l’album « Blue Train » restera encore fidèle au mouvement du Be-bop. Suite à cela, vous entendrez le titre « Olé » issu de l’album éponyme « Olé », sorti en 1961 sur le label Atlantic Records. Nous y retrouverons les plus grands génies de la période avec Dolphy à la flûte et au sax soprano, Elvin Jones à la batterie, MCoy Tyner au piano, Freddie Hubbard à la trompette puis Art Davis et Regie Workman à la basse et bien sûr Coltane au sax soprano!!! Bref que du beau monde! Après cela, vous aurez le privilège d’entendre « Equinox », écrit en jazz modal et extrait de l’album « Coltrane’s sound » sorti en 1961 sur le label Atlantic Records! Ce n’est pas fini car vous planerez ensuite dans le monde romantique et mélancolique du titre « Naïma » extrait de l’album « Giant Steps » sorti 1960 et qui comme le je l’ai dit précédemment, cet album a su s’affranchir du be-bop en ouvrant les portes du jazz modal avec « Kind of blue » de Miles Davis. Enfin, en guise de fin et afin de terminer sur belles notes coltraniennes, vous entendrez le titre « Le Matin des noires », dans lequel le musicien fait une performance avec Archie Shepp. Ce dernier est extrait de l’album « My Favorite Things Coltrane at Newport» sorti en 1963 sur le label Impulse !

La Note blanche vous souhaite un très beau voyage cosmique et onirique dans les paysages coltraniens …

Playlist :

  • Générique : « Musicawi » The Daktaris
  • Mixe 1 : John Coltrane 1)« Blue train » 2)« Lazy Bird » 3) « Olé » 4) « Equinox » 5) « Naïma » 6)« Le Matin des noirs » 
  • Générique de fin : « Le Matin des noirs » 

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site officiel de la Note blanche: https://lanoteblanche.wordpress.com/2020/10/16/blue-train/

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